BLEU-BLANC-CŒUR : une agriculture dédiée à la santé de la Terre, des animaux et des hommes

2018

Bleu Blanc Coeur

Chiffre d'Affaires : 1,7 milliards d’€ - en 2017
Effectif : 20 salariés - 6 000 éleveurs - 1 400 professionnels de santé - 800 adhérents.
Pays (siège social) : France
Site internet : www.bleu-blanc-cœur.org
<b>BLEU BLANC CŒUR Agriculture à vocation santé</b>

Document(s) liés

Bleu_blanc_coeur_vf.pdf

Contexte

L’association BLEU-BLANC-CŒUR est créée en 2000 par un collectif de paysans, scientifiques, agronomes, médecins, consommateurs désireux d’améliorer la qualité nutritionnelle des produits alimentaires : « quand la terre est respectée, quand les animaux sont bien nourris, l’homme se nourrit bien ». La démarche, validée par l’état en 2008, puis 2013, concerne des produits d’origine animale (viande charcuterie, œufs, produits laitiers)  mais aussi d’origine végétale (huile, pain).

objectif

  • Améliorer la qualité nutritionnelle des produits par un mode d’élevage et d’alimentation des animaux amélioré
  • Construire les faisceaux de preuves scientifiques validant l’intérêt santé humaine de la démarche
  • Communiquer et valoriser les filières d’élevage grâce à :

o Une démarche de preuves scientifiques

o L'implication de toutes les parties prenantes (du producteur au consommateur en passant par les professionnels de santé) à la construction des filières

  • Réduire les émissions de CO2 liées à l’élevage
  • Valoriser et mieux rémunérer les producteurs engagés dans la démarche
  • Promouvoir la diversité végétale, l’autonomie protéique et réduire notre dépendance aux importations de soja

Démarche

Entre 1993 et 2000, la démarche nait de l’observation faite par un éleveur laitier, Jean-Pierre Pasquet et un ingénieur agronome Pierre Weill, sur la qualité supérieure du beurre lorsque les vaches sont à l’herbe. Leur réflexion les pousse à augmenter l’usage de plantes et de graines telles que l’herbe, le lin, la luzerne, le lupin…dans la chaîne alimentaire, y compris l’hiver.

Les impacts sont analysés par des scientifiques.

Il est ainsi prouvé que le remplacement du régime standard des animaux (maïs/soja) par une alimentation à base de d’herbe, de lin, luzerne ou lupin permet d’augmenter la quantité d’Oméga 3 des produits d’origine animale (produits laitiers, viandes, œufs, charcuteries, etc.), avec des effets bénéfiques sur les animaux, (robustesse, longévité, fertilité, immunité…) mais aussi sur la qualité nutritionnelle des produits et la santé humaine (étude 1999).

Par ailleurs, ces cultures de remplacement sont reconnues pour leurs vertus agronomiques et environnementales, permettant notamment la réduction des émissions de méthane des élevages de ruminants. Ceci, alors que l’agriculture représente 18% des émissions de GES en France en 2010, et que le méthane principalement émis par le secteur agricole est 25 fois plus réchauffant que le CO2.

L’association fait valider son action par les pouvoirs publics :

  • 1ère charte d’engagements nutritionnels collectifs signée dans le cadre du Programme National Nutrition Santé en 2008 ;
  • méthodologie de calculs des économies d’émissions équivalent carbone en élevages (ruminants) reconnue en 2011 par le ministère de l’écologie puis en 2012 avec les Nations Unies
  • signature en 2013 d’un premier accord collectif du Programme National de l’Alimentation avec la reconnaissance des experts des Ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé

Depuis 2000, plus de de 6000 éleveurs BLEU-BLANC-CŒUR sont engagés aux côtés de 1.400 professionnels de santé, des centaines de scientifiques, des dizaines de chefs cuisiniers et des dizaines de milliers de consommateurs à organiser une agriculture dédiée à la santé de la terre, des animaux et des hommes. En 2017, l’association appose son « logo » sur plus de 2 000 produits.

La démarche Bleu-Blanc-Cœur pèse respectivement 9%, 7% et 5% des filières françaises de porcs, d’œufs et de volailles. Elle jouit d’une notoriété de 34% (+9% en 2017).

Facteur clé du succès

  • Initiative et engagement de producteurs éleveurs, en lien avec des agronomes et médecins depuis plus de 20 ans
  • Obligation de résultats nutritionnels sur les produits, garantie par plus de 5.000 analyses chaque année et contrôlée par un organisme tiers
  • Etudes scientifiques des impacts de la démarche sur la santé et l’environnement, validation et engagement des pouvoirs publics (comité d’experts)

Contribution à la performance de l'entreprise

  • 380 études scientifiques et zootechniques dans la presse scientifique internationale depuis 2000, 5 études cliniques ; conseil scientifique de 30 chercheurs
  • Validation de la méthodologie de calcul des émissions carbone depuis 2011
  • 27 cahiers des charges de production avec une double obligation (obligations de moyens et de résultats)
  • En 2017, 2000 produits référencés chez Système U, Monoprix, Intermarché, réseaux de bouchers, boulangers, producteurs en vente directe à la ferme…

Bénéfices pour la filière

  • Autonomie protéique et lutte contre la « déforestation importée »
  • Réduction des émissions de CO2 (méthane) liées à l’élevage
  • Juste rémunération des producteurs
  • Essaimage de la démarche à l’international (Belgique, Italie, Japon, Suisse, Canada, Israël, Tunisie)